Libérez l’Évangile au féminin en Martinique ?

Partout et ailleurs ? 

Laure Sabès ?

Née le 25/07/1841 à Saint –Pierre Martinique.
Fondatrice des religieuses de Notre Dame de La Délivrande le 2/07/1868 au Morne Rouge – Martinique .
Rentrée à la maison du Père le 5/02/1911 A la maison Mère-Grenoble
Inhumée le 8/02/1911 au cimetière de Saint –Roch
Exhumée le 28/11/1945 et transférée à la Maison Mère-Grenoble

« Merci du fond du cœur de votre participation et de ce que vous avez fait pour notre congrégation.
Remercions Dieu si bon pour nous et travaillons à lui témoigner chaque jour un plus grand amour.
Je vous bénis avec la toute la tendresse de mon cœur »

M.M.P – Extrait de la lettre du 19/01/1905

Qui est Laure Sabès ?

Marie Anne Jacques Laure Sabès est née le 25 juillet 1841 à Saint-Pierre, en Martinique. Elle est la fille de François Adolphe Sabès et d’Adélaïde Castine.

Sa famille très pratiquante, arrivée sur l’île en 1789, est issue de la bourgeoisie française.

Dans son jeune âge Laure fréquente les soirées mondaines et bourgeoises de l’époque.

Sa conversion

Dans la nuit de Noël 1862, dans le sanctuaire de Notre-Dame de la Délivrande, après sa confession aux pieds de la statue de Notre-Dame de la Délivrande, elle fait une conversion spirituelle.

Sa vocation

En cette période post-coloniale, encouragée par le père DUFRIEN, elle décide de consacrer sa vie au Christ.

Elle accepte comme mission l’aide aux esclaves fraîchement libérés, les plus pauvres et de les émanciper. Ainsi, elle répond au vœu de Monseigneur Le HERPEUR : fonder une congrégation accueillant noirs et blancs sans distinctions.

La congrégation Notre-Dame de la Délivrande

Le 2 février 1868, elle fonde avec quelques jeunes filles, une nouvelle Congrégation : les Filles de la Délivrande. La congrégation est érigée sous la règle de Saint Augustin. Sa mission principale est de servir les pauvres, les malades et les vieillards, de concourir au salut des âmes et au soulagement des corps.

Laure reçoit comme nom de religieuse : Marie de la Providence.

A 27 ans, elle devient la première Supérieure Générale de sa congrégation

En 1884, elle est appelée par l’évêque de Grenoble en France, où elle implante sa congrégation.

Elle deviendra par la suite la première supérieure générale de sa fondation.

Lors de la catastrophe de1902, la maison-mère de la Congrégation installée en Martinique est dévastée. Le siège est alors transféré près de Grenoble, à Saint Martin Hérès.

Reconnue par le droit pontifical le 22 Novembre 1941, la congrégation est affiliée à l’ordre des Dominicains, à la demande des religieuses.

Aujourd’hui, plusieurs autres couvents en Italie, Suisse, Liban, Egypte portent ce nom.

L’inhumation de Mère Marie de la Providence

Le 5 Février 1911, à l’âge de 70 ans, Mère Marie de la Providence meurt à Grenoble.

Enterrée après sa mort dans le cimetière Saint-Roch, elle est inhumée en 1945 dans le chœur de la chapelle du couvent de la maison-mère, à Saint-Martin-d’Hères. Lors de son inhumation, son corps fut retrouvé intact et souple, après 34 ans de tombeau.

Le samedi 2 Février 2019 à l’issue de l’Eucharistie célébrée par Monseigneur David MACAIRE, Mère Marie de la Providence sera inhumée aux pieds de Notre Dame de la Délivrande, dans le sanctuaire diocésain de Notre Dame de la Délivrande au Morne Rouge.

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