Sainte Joséphine Bakhita

1874 – 1947
Canonisée le 1 octobre 2000 par Saint Jean-Paul II
Fêtée le 8 février

Joséphine naît vers 1869 au Soudan à Olgossa, un petit village du Darfour, près du Mont Agilerei.

Jusqu’à l’âge de 9 ans, elle vit avec ses parents, 3 frères et 4 sœurs

Le 9 janvier 1890, elle est baptisée par le cardinal de Venise, Monseigneur AGOSTINI, et reçoit la Confirmation.

LA PREMIERE PEINE DE JOSEPHINE

Vers 1874, des « négriers », des membres de tribus arabes qui faisaient le trafic des esclaves, enlèvent sa sœur aînée. « Je me souviens encore, raconte-t-elle en 1910, combien maman a pleuré, et combien nous avons pleuré nous aussi ».

SA VIE D’ESCLAVE

En 1877, un jour, elle subit le même sort que sa sœur. Alors qu’elle avait près de 9 ans, elle est capturée par deux négriers qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements.

Bakhita raconte elle-même « un matin, très tôt, je suis allée à la campagne me promener dans les champs, un peu à l’écart de notre habitation. Soudain, nous avons vu surgir au-delà d’une petite vallée deux étrangers. … L’un d’eux m’a attrapée brusquement, tandis que l’autre tirait

En 1877, un jour, elle subit le même sort que sa sœur. Alors qu’elle avait près de 9 ans, elle est capturée par deux négriers qui la vendent et la revendent plusieurs fois, sur les marchés d’El Obeid et de Khartoum, en lui infligeant de mauvais traitements.

Bakhita raconte elle-même « un matin, très tôt, je suis allée à la campagne me promener dans les champs, un peu à l’écart de notre habitation. Soudain, nous avons vu surgir au-delà d’une petite vallée deux étrangers. … L’un d’eux m’a attrapée brusquement, tandis que 

un couteau de sa ceinture, qu’il a pointé contre mes épaules et d’une voix forte a dit « Si tu cries, tu mourras. Allons ! »

J’étais pétrifiée par la terreur et je n’ai réussi ni à crier ni à pleurer. Je ne pensais qu’à ma famille, avec une angoisse dans le cœur impossible à décrire »

Le traumatisme est si grand qu’elle en oubliera son premier nom. C’est ainsi que les négriers lui donne le nom de Bakhita, un nom arabe qui signifie « la chanceuse » « la fortunée ».

Elle appartenait à un général turc qui lui avait fait subir de cruelles scarifications (tatouages) jusqu’à ce que ce dernier décide de vendre toutes ses esclaves.

En 1883, il la ramena à Khartoum, capitale du Soudan. Bakhita, est alors acquise par le consul d’Italie, CALISTO LEGNANI. Sa vie change alors radicalement.

Elle dit : « Le nouveau maître était assez bon et il s’était prit d’affection pour moi. Je n’eus plus de réprimandes, de coups, de châtiments, de sorte que, devant tout cela, j’hésitais encore à croire à tant de paix et de tranquillité »

Pour la première fois elle est traitée de manière aimable et cordiale. Elle éprouve de la sérénité et de la tendresse.

En 1885, le Consul LEGNANI doit quitter le Soudan à cause de la révolution et Bakhita lui demande de l’emmener. Il accepte et ils s’embarquent avec une famille amie, les Michieli.

Arrivés à Gênes, Madame MARIA TURINA MICHIELI demande à garder Bakhita à son service. Elle arrive ainsi à Ziagino, dans la province de Venise.

MADAME MICHIELI ayant eu une petite fille, Mimmina, elle en confie la garde à Bakhita qui s’en occupe avec beaucoup de tendresse.

C’est ensemble qu’elles retournent au Soudan, avant de revenir à nouveau en Italie.

Là, MADAME MICHIELI confie pour une brève période sa petite fille et Bakhita à l’institut des Catéchistes de Venise, tenu par les religieuses canossiennes.

C’est ici qu’elle demande et obtient de connaître ce Dieu que depuis son enfance « elle sentait dans son cœur sans savoir qui il était »

Une fois revenue, MADAME MICHIELI veut la reprendre pour la ramener chez elle, Bakhita demande à rester chez les religieuses, malgré sa tristesse de quitter Mimmina, ce qui fut accepté avec difficultés.

MADAME MICHIELI refusant de se séparer de Bakhita, elle tenta de faire intervenir diverses personnalités pour la sortir de l’Institut. L’affaire alla jusqu’au procès.

Le 29 novembre 1889, le procureur déclara que Bakhita était libre de choisir là où elle voulait rester puisque l’esclavage n’existait pas en Italie.

LA VIE CHRETIENNE DE BAKHITA

Le 9 janvier 1890, elle est baptisée par le cardinal de Venise, Monseigneur AGOSTINi, et reçoit la Confirmation.

Elle aimait à baiser les fonts baptismaux en disant : « Ici, je suis devenue fille de Dieu »

À l’âge de 24 ans, trois ans après, elle demanda de devenir religieuse.

La sœur supérieure, Anna Previtali, lui dit : « Ni la couleur de la peau, ni la position sociale ne sont des obstacles pour devenir sœur. ».

Le 7 décembre 1893, Bakhita rejoignit le noviciat des Sœurs de la Charité à l’institut de catéchuménat de Venise.

Le 8 décembre 1896, à Vérone, elle prononce ses premiers vœux, et se consacre pour toujours à son Dieu qu’elle appelait « Mon Maître ».

En 1902, elle est transférée à Schio, province de Vicenza où, pendant plus de cinquante ans. Elle s’occupe de la cuisine, de la lingerie, de la conciergerie.

En 1927, elle prononce ses vœux perpétuels

Aimée de tous, on lui donne le surnom de Petite Mère Noire (Madre Moretta).

Elle disait : « Soyez bons, aimez le Seigneur, priez pour ceux qui ne le connaissent pas. Voyez comme est grande la grâce de connaître Dieu. ».

Pendant la Seconde Guerre mondiale la ville de Schio est menacée de bombardements. Aux Sœurs qui l’invitent à se réfugier dans le souterrain de la maison, elle répond : « Non, je n’ai pas peur, je suis dans les mains de Dieu. Il m’a libérée des mains des lions, des tigres et des panthères, ne voulez-vous pas qu’il me sauve aussi des bombes ? ».

Le 8 février 1947 Bakhita meurt

Elle eut une longue et douloureuse maladie, et une pénible agonie où elle revivait les jours de son esclavage en murmurant : « Lâchez mes chaînes, elles me font mal ».

Elle s’éteint en invoquant : « Notre Dame ! Notre Dame ! »

LES MIRACLES

Un père de famille, chômeur, demande, devant le cercueil de Bakhita d’avoir du travail : il retourne quelques heures plus tard, en racontant qu’il en a trouvé. Les miracles commencent, les gens accourent sur sa tombe, et beaucoup de grâces y sont obtenues.

En 1950, trois ans seulement après sa mort, le bulletin Canossien publie 6 pages de noms de personnes qui attestent qu’elles ont reçu des grâces par l’intercession de Bakhita.

LE PROCÈS EN BÉATIFICATION DE JOSEPHINE BAKHITA

Le procès ordinaire en vue de la béatification se déroule à Vicence entre 1955 et 1957.

Le procès apostolique se tient en 1968-1969.

Au mois de septembre 1969, le corps de Bakhita est exhumé et transporté au cimetière de Schio, à l’Institut des Filles de Charité où elle avait vécu.

Le 1er décembre 1978, le Pape Jean-Paul II signe le décret sur l’héroïcité des vertus de Joséphine Bakhita

Le 6 juillet 1991, le décret de béatification est signé.

Le 17 mai 1992, Joséphine Bakhita est proclamée Bienheureuse.

Dans l’homélie de béatification le Pape Jean-Paul II a dit « la nouvelle bienheureuse a vécue 51 ans de vie religieuse canossienne, se laissant conduire par l’obéissance dans son travail quotidien, humble et cachée, mais riche d’authentique charité et de prière ».

Le dimanche 1er octobre 2000, Jean-Paul II la canonise au cours d’une Messe solennelle célébrée sur la Place Saint-Pierre ; elle est la première Sainte soudanaise.

VATICAN, le 01 décembre 2007

Jean-Paul II a déclaré : « la vie de Joséphine Bakhita inspire la détermination ferme de travailler de manière efficace pour libérer les personnes de l’oppression et de la violence »

Source : http://eucharistiemisericor.free.fr/bakhita